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Pourquoi ? / 02

Plus de choix aide-t-il vraiment à choisir ?

Si 20 profils peuvent contenir la bonne personne, est-ce que 200 profils nous aident forcément davantage ?

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C’est le type de question qu’ont étudié Marina F. Thomas, Alice Binder et Jörg Matthes dans une recherche publiée dans Computers in Human Behavior en 2022. Leur travail rassemble deux études : une première menée auprès de 667 adultes, puis une expérience auprès de 248 adultes âgés de 18 à 38 ans.

Dans l’expérience, les participants ont été confrontés à trois niveaux de disponibilité de partenaires. Les nombres ci-dessous représentent uniquement le protocole d’exposition, pas la taille d’un effet psychologique.

11profils présentés
31profils présentés
91profils présentés

Dans cette expérience, les participants exposés à davantage de profils ont déclaré davantage de surcharge de choix et de peur d’être célibataires, ainsi qu’une estime de soi momentanée plus faible.

Le résultat est intéressant parce qu’il distingue deux idées que l’on confond facilement : avoir des possibilités et être exposé en permanence à davantage de possibilités. Réduire la seconde ne signifie pas nécessairement supprimer la première.

L’étude ne mesure donc pas la « qualité » des personnes présentées et ne dit pas qu’un choix restreint garantit une meilleure rencontre. Elle montre plutôt que, dans ce protocole, une forte disponibilité perçue s’accompagne de davantage de surcharge de choix et modifie plusieurs mesures psychologiques à court terme.

  1. Marina F. Thomas, Alice Binder & Jörg Matthes, « The agony of partner choice: The effect of excessive partner availability on fear of being single, self-esteem, and partner choice overload », Computers in Human Behavior, vol. 126, 2022, article 106977. Étude 1 : 667 adultes de 18 à 67 ans ; étude 2 : 248 adultes de 18 à 38 ans. Voir l’étude.
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