Voulez-vous ?

Ouverture prochaine.

À propos

L’histoire de Voulez-vous ?

3 min de lecture

Hello, moi c’est Ness.

Je suis né la même année que le premier Mac d’Apple, en 1984. Ça fait 42 ans.

Je suis un fou de musique, j’adore voyager et aller à la rencontre des gens.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, j’ai besoin de vous dire rapidement qui je suis.

J’ai déjà déménagé 31 fois, sur trois continents (apparemment la troisième source de stress des Français, après le deuil et le licenciement).

Personnellement, je l’ai super bien vécu.

J’avais 15 ans quand j’ai découvert les rencontres en ligne. Maman s’était privée pour nous acheter un ordinateur : love you mom.

C’était l’époque où internet était très lent, occupait la ligne de téléphone fixe et mettait 10 heures pour télécharger 7 Days de Craig David. Il fallait être patient…

Caramail était LE site de discussion en ligne : ASV ? (Âge, sexe, ville ?)

Pas de géoloc. Pas d’algorithme. La préhistoire…
on connaissait des numéros de téléphone par cœur !

Pourquoi une nouvelle application de rencontre ?

Les applications actuelles sont très efficaces, mais pas pour tous les moments de la vie.

Pour te dégourdir le cœur après une rupture… Un amour d’été loin de chez toi… ou tout simplement parce que tu n’as pas envie de te caser, c’est parfait !

Mais lorsqu’on cherche vraiment quelqu’un pour du sérieux, on a quoi comme option ?

Le constat est simple : les applications nous donnent un choix quasi illimité, à un rythme effréné dans un vacarme digital.

Le réel, lui, devient de plus en plus silencieux. On ne se parle plus… les guichets ont disparu, tout se fait en ligne. Même l’amour.

Les regards ne se croisent plus, les quartiers se taisent à 23h, et perso ça fait un bail que je n’ai pas dansé en dehors de ma cuisine.

On n’ose plus. Peur de l’inconnu, du rejet… peur de mal faire, peur de se faire mal… ou pire : que ce soit gravé éternellement sur les réseaux.

On se like, on se date, on se remplace. Des relations à usage unique (ndlr : Tyler Durden).

Pour une partie des hommes, le tableau est encore plus sombre. La concurrence est féroce, et gagner en visibilité peut coûter cher. On finit par jouer les statistiques pour rentabiliser son abonnement : on like tout, on trie ensuite.

Dans les cas les plus extrêmes, c’est le repli sur soi. Le manque d’amour peut guider vers des discours dangereux : propagande masculiniste et extrémismes en tous genres.

Retour dans le réel.

Le concept est archi simple : reproduire les conditions de la rencontre d’avant internet.

Qu’un match ne veuille plus dire « tu es dans ma liste », mais « tu m’intéresses, et j’ai de la place pour te parler ».

Pour ceux qui ont envie de quelque chose de sincère : un espace où l’on se rencontre vraiment, et que ma nièce pourra peut-être utiliser un jour. À 30 ans. Peut-être.

Enfin, je suis nostalgique de cette question que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître :

« Est-ce que tu veux sortir avec moi ? »

Sur Voulez-vous ?, c’est un bouton. Une invitation à fermer vos comptes. On efface vos données, et on vous souhaite bonne route.

Parce que le meilleur moment sur une application de rencontre devrait être celui où l’on n’en a plus besoin.

Voulez-vous ?

Ness

Ouverture prochaine.